Portrait de Marie

On me présente souvent comme nutritionniste. C'est la plus petite partie de ce que je fais, et ce n'est pas là que se joue ton histoire avec la nourriture.

Mon vrai métier, c'est de révéler. Voir ce que tu ne vois pas encore, la fonction de ce que tu cherches à faire taire, et te le rendre. Pas depuis un piédestal, pas en costume. Avec présence, justesse, et ce qu'il faut de franchise quand c'est nécessaire.

Mon parcours n'a rien de linéaire. J'ai commencé dans un monde de chiffres et de modèles, l'actuariat, où j'ai appris à lire des schémas là où d'autres ne voient que du désordre. Cette rigueur ne m'a jamais quittée, elle structure encore ma façon de travailler.

Et puis il y a eu mon histoire. Je suis passée par là où passent beaucoup de mes clientes. La honte, le corps qu'on déteste, les compulsions qu'on n'arrive pas à arrêter, et ces systèmes médicaux et thérapeutiques qui écoutent sans jamais faire le pont avec ce qui se joue vraiment. J'en suis sortie. Pas avec un régime, pas avec un protocole magique. En comprenant comment fonctionne un être humain abîmé, et comment il se répare.

De cette traversée, j'ai tiré une conviction qui guide tout mon travail. Une compulsion n'est pas un manque de volonté ni un dysfonctionnement à corriger, c'est une stratégie de survie qui cherche une issue. Vouloir la supprimer sans comprendre ce qu'elle protège, c'est débrancher une alarme incendie en laissant le feu brûler. Mon rôle, c'est de t'aider à entendre ce que ta compulsion essaie de te dire, et à construire l'autonomie qui fait qu'elle n'a plus besoin d'exister.

Je me suis formée auprès de celles et ceux qui ont le plus nourri ma pratique. Le rééquilibrage des perceptions avec la méthode Demartini, le travail de David Laroche, la stratégie et l'humain avec Julien Musy, la communication consciente avec Louisa Gérard, l'accompagnement avec Quiterie Bertrou, l'intelligence émotionnelle avec Florian Saffer, le système nerveux et la théorie polyvagale. À cela s'ajoute ma formation en nutrition, qui reste en arrière-plan, utile quand le corps a besoin qu'on s'en occupe.

Aujourd'hui, j'accompagne des femmes qui vivent avec des compulsions alimentaires, de l'hyperphagie ou de la boulimie, et qui ont compris que la cause se joue à l'intérieur d'elles, pas dans leur assiette. En individuel, en groupe. Le format change, la posture reste.

Et quand le travail s'arrête, tu me trouveras souvent dans un coin de café, un carnet ouvert, à observer et à réfléchir. C'est là que je me ressource.

Si quelque chose a résonné dans ce que tu viens de lire, sens-toi libre de me suivre, de m'écrire, ou simplement de revenir quand le moment sera juste pour toi.

Formée auprès de

John DemartiniDavid LarocheJulien MusyQuiterie BertrouLouisa GérardFlorian SafferRééquilibrage des perceptionsSystème nerveuxThéorie polyvagaleNutrition